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Se faire vacciner au Luxembourg

Effets indésirables, dangerosité, présence néfaste d’aluminium… La vaccination n’a pas toujours bonne réputation auprès de la population. Pourtant, ses effets positifs sur la prévention des maladies sont indéniables. Les vaccins permettent de protéger la population de maladies dangereuses.

Alors, que dit la réglementation luxembourgeoise en la matière ? La vaccination est-elle obligatoire ? Quels sont les vaccins recommandés ? Quelles sont les obligations avant un voyage à l’étranger ? Quid de la vaccination au Grand-Duché de Luxembourg ?

Pourquoi se faire vacciner ?

La vaccination permet de se protéger contre certaines maladies infectieuses. Si elle doit faire face à certaines réticences quant à son efficacité ou sa sécurité, ses bienfaits sur la prévention des maladies dangereuses restent pourtant indéniables. Les vaccins permettent également d’éviter les épidémies.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), deux à trois millions de vies sont sauvées, chaque année, grâce à la vaccination. Elle a également permis d’éradiquer la variole de la planète. Le dernier cas connu date en effet de 1977 en Somalie. La poliomyélite a également disparu d’Europe occidentale. Plusieurs autres maladies graves – telle que la diphtérie et le tétanos – ont quasiment disparu d’Europe. Par ailleurs, selon les données du gouvernement luxembourgeois, la diphtérie et la poliomyélite n’existent plus dans le pays.

Au Grand-Duché, la couverture vaccinale des enfants de 25 à 30 mois est évaluée tous les cinq ans. Cette enquête nationale révèle que plus de 95% des enfants résidents ont été vaccinés pour les 13 vaccins recommandés.

Prévention santé, Semaine européenne de la vaccination

Chaque année se tient la « Semaine européenne de la vaccination » afin de sensibiliser les populations à l’importance des vaccins. Car la vaccination est un droit individuel, mais également une responsabilité collective.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé en 2011 un plan d’action mondial pour les vaccins. L’OMS s’est ainsi fixé six objectifs, d’ici 2020, comme l’élimination de la rubéole, la réduction de la mortalité par rougeole ou la vaccination d’une plus grande part de la population mondiale contre le tétanos, la coqueluche ou la diphtérie.

Les six objectifs du plan d’action mondial pour les vaccins – Source : OMS 

Vaccination et réglementation au Luxembourg

Au Luxembourg, les vaccins ne sont pas obligatoires. Toutefois, les autorités de santé publique recommandent de suivre le schéma vaccinal national.

En effet, si la vaccination est un droit individuel, elle est aussi une responsabilité collective. Les autorités recommandent ainsi de vacciner les enfants. Les adultes sont également invités à faire différents vaccins, tous les dix ans, contre la poliomyélite, le tétanos, la coqueluche ou encore la diphtérie.

Bon à savoir. Les vaccinations du calendrier vaccinal des nourrissons et enfants sont prises en charge par l’État luxembourgeois.

Carnet de vaccinations

Dès la première vaccination, un carnet de vaccinations est remis au patient. Celui-ci permet le suivi des injections reçues par la personne, dès son plus jeune âge.

Dans ce carnet sont indiqués le nom du vaccin, la date de l’injection, le numéro de lot et généralement la date du prochain vaccin.

Recommandations de vaccination au Luxembourg

S’il n’existe aucune réglementation en la matière, la vaccination des enfants reste fortement conseillée afin de les protéger contre les maladies dangereuses, voire mortelles. La plupart des parents font ainsi vacciner leurs progénitures. Les adultes sont également invités à se faire vacciner contre certaines maladies.

Les autorités sanitaires luxembourgeoises ont ainsi mis en place un calendrier des vaccinations. Celui-ci a pour objectif de donner un fil conducteur.

Pour tester sa protection vaccinale, le gouvernement luxembourgeois a mis en place un outil en ligne. Celui-ci permet aux adultes de s’assurer que les rappels de vaccination sont bien à jour.

Calendrier de vaccinations 

Les autorités de santé publique ont mis en place un calendrier de vaccinations. Ce calendrier donne des recommandations pour les nourrissons et enfants, les adolescents, mais également les adultes.

Nourrissons, enfants, adolescents
ÂgeDoseVaccinProtection
2 mois1reVaccin combiné (D, T, aP, Hib, IPV, Hep B)Diphtérie, tétanos, coqueluche, infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, poliomyélite, hépatite B
1reRotavirusGastro-entérite à rotavirus
1rePneumocoquesInfections invasives à pneumocoques
3 mois2èmeVaccin combiné (D, T, aP, Hib, IPV, Hep B)Diphtérie, tétanos, coqueluche, infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, poliomyélite, hépatite B
2èmeRotavirusGastro-entérite à rotavirus
4 mois3èmeVaccin combiné (D, T, aP, Hib, IPV)Diphtérie, tétanos, coqueluche, infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, poliomyélite
2èmePneumocoquesInfections invasives à pneumocoques
12 mois1reVaccin combiné (RORV)Oreillons, rubéole, rougeole, varicelle
3èmePneumocoquesInfections invasives à pneumocoques
13 mois4èmeVaccin combiné (D, T, aP, Hib, IPV, Hep B)Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, hépatite B
1reMéningocoque CInfections invasives à Méningocoque C (MenC)
15-23 mois2èmeVaccin combiné (RORV)Oreillons, rubéole, rougeole, varicelle
Avant 5 ans (si pas encore fait)1rePneumocoquesInfections invasives à pneumocoques
5-6 ansRappelVaccin combiné (d, T, aP, IPV)Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite

12 ans

(si pas encore fait)

1reHépatite BHépatite B
11-13 ans (filles)1reHPVInfections à Papillomarivus (HPV)
15-16 ansRappelVaccin combiné (d, T, aP, IPV +MenC)Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite

15-16 ans

(filles, si pas encore fait)

1reHPVInfections à Papillomarivus (HPV)

 

Adultes et seniors
ÂgeVaccinProtection
Tous les 10 ansVaccin combiné (d, T, aP, IPV)Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite
Né après 1980 et n’ayant pas reçu deux doses de vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéoleVaccin RORRougeole, oreillons, rubéole
65 ans et plusPneumocoquesInfections invasives à pneumocoques
65 ans et plusGrippeGrippe saisonnière

 

À noter, d’autres vaccinations peuvent être recommandées aux enfants à risque (maladies du sang, maladies chroniques pulmonaires…).

Bon à savoir. Les vaccinations des nourrissons et enfants du calendrier vaccinal sont prises en charge par l’État luxembourgeois. Certaines populations à risque sont également concernées.

Coût de la vaccination

Les vaccinations des nourrissons et enfants du calendrier vaccinal sont prises en charge par l’État luxembourgeois. Certaines populations à risque sont également concernées.

La vaccination contre la grippe saisonnière est prise en charge par la CNS pour les personnes remplissant les conditions. Il s’agit des personnes de 65 ans ou plus ou, sur ordonnance, des femmes enceintes, des malades chroniques du cœur, des poumons, des reins, des personnes atteintes d’une maladie auto-immune ou encore, par exemple, des personnes souffrant d’immunodépression congénitale. Pour en savoir plus sur les personnes concernées par la prise en charge du vaccin contre la grippe saisonnière, il est recommandé d’en parler directement à son médecin traitant.

La CNS rembourse également les frais du vaccin bivalent (Cervarix®) pour les filles entre 11 et 13 ans inclus.

Avant de voyager, il est important de vérifier ses vaccins. Selon le pays de destination, des vaccinations complémentaires peuvent être exigées afin de rentrer sur le territoire.

Voyages, dans quels cas se faire vacciner ?

Avant de voyager à l’étranger – selon les destinations – il peut être nécessaire d’effectuer des vaccinations spécifiques et supplémentaires comme la fièvre jaune. Celle-ci est la seule maladie pour laquelle les pays peuvent exiger – dans certaines circonstances toutefois – une preuve de vaccination comme condition d’entrée des voyageurs sur le territoire, conformément au Règlement sanitaire international de 2005.

C’est notamment le cas avant de se rendre dans certains pays d’Afrique, d’Amérique centrale ou d’Amérique du Sud. Certains exigent la vaccination systématique comme au Burundi, au Cameroun, au Congo, au Gabon ou au Mali ; d’autres selon les pays de provenance.

Cette vaccination a pour but d’éviter l’importation et la propagation internationale du virus, mais aussi de protéger les voyageurs pouvant être exposés à l’infection. Une fois le vaccin fait, le médecin remet au patient un certificat international de vaccination. Depuis le 11 juillet 2016, ce certificat est valable à vie contre dix ans auparavant. En d’autres termes, une dose de rappel de vaccin antiamaril ne peut être exigée comme condition d’entrée sur un territoire. Cet amendement de l’annexe 7 du Règlement sanitaire international concerne toutes les personnes, quelle que soit la date de vaccination.

Qu’est-ce que la fièvre jaune ?

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë. Elle se transmet à l’homme par une piqure de moustique. Sa période d’incubation est relativement courte : entre 3 et 6 jours. Parmi les symptômes : fièvres, vomissements, céphalées, fatigue… Aucun traitement spécifique n’existe pour lutter contre la fièvre jaune, d’où l’importance d’une vaccination lors d’un voyage en zone d’endémicité amarile. Cette maladie peut s’avérer très virulente. Environ la moitié des malades meurent dans les 7 à 10 jours après avoir contracté la maladie.

Qui doit se faire vacciner avant de voyager?

Certains vaccins sont obligatoires avant l’entrée dans le pays. Il est donc important de bien vérifier les conditions avant le voyage.

En règle générale, l’intégralité des voyageurs doit être vaccinée conformément aux exigences du pays. Elle est ainsi recommandée dès l’âge de 9 mois, voire exceptionnellement 6 mois.

Il existe toutefois quelques cas particuliers, tels que les femmes enceintes ou allaitantes, les donneurs de sang ou les personnes immunodéprimées.

Lorsque la vaccination ne peut être effectuée, il est fortement conseillé d’annuler ou de reporter – dans la mesure du possible – les voyages en zone d’endémicité amarile.

Attention ! Les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants de moins de 6 mois ou encore les personnes immunodéprimées ne peuvent pas être vaccinés contre la fièvre jaune

Le saviez-vous ?
La fabrication de certains vaccins tels que celui contre la fièvre jaune comporte une étape de culture sur œufs de poule. Ces vaccins contiennent ainsi d’infimes quantités de protéines d’œuf. La vaccination contre la fièvre jaune est donc déconseillée aux personnes gravement allergiques aux œufs. Pour plus d’informations, consultez un médecin.

Qu’est-ce que le certificat international de vaccination ?

Une fois les vaccins injectés au patient, le médecin lui remet un certificat international de vaccination. Ce document certifie que la personne a bien été vaccinée.

Depuis le 11 juillet 2016, ce certificat est valable à vie contre dix ans auparavant.

Où se faire vacciner au Luxembourg ?

La « Travel Clinic » est le seul centre de vaccination contre la fièvre jaune au Luxembourg. Elle a pour but d’informer et conseiller les voyageurs, mais également de les vacciner. Elle est située au Centre hospitalier de Luxembourg, rue Nicolas Ernest Barblé à Luxembourg.

Plus de 4.000 patients s’y rendent chaque année afin de s’y faire vacciner contre la fièvre jaune. D’autres vaccins sont également proposés – selon la destination – tels que la rage, l’encéphalite japonaise, les hépatites A et B…

Il est conseillé de s’informer auprès d’un médecin ou de la « Travel Clinic » au moins six semaines avant le départ. La vaccination doit se faire dix jours, au minimum, avant le voyage.

En cas d’exposition continue ou de voyages répétés, il est recommandé d’injecter au patient une dose de rappel tous les dix ans.

Bon à savoir. Il est possible de prendre rendez-vous en ligne, directement sur le site du CHL.

Pour les autres vaccinations, consultez votre médecin traitant ou prenez rendez-vous chez un médecin généraliste.