• Français
  • Anglais
Sélectionner une page

Accoucher au Luxembourg

Après neuf mois de grossesse, le jour tant attendu de la naissance de votre enfant arrive !  Quelques conseils pour bien se préparer avant d’accoucher au Luxembourg.

L’accouchement est un moment particulier dans la vie d’une femme. Un accompagnement est ainsi proposé afin d’épauler la future maman. Toutes les informations vous seront fournies par votre médecin traitant qui suivra votre grossesse. Voici néanmoins quelques repères que vous confirmerez au fur et à mesure de l’avancement de votre grossesse avec les équipes médicales, Just Arrived n’étant pas un spécialiste médical! 

Cours théoriques et pratiques pour femmes enceintes

Certains hôpitaux et maternités proposent des cours d’informations théoriques et exercices pratiques de préparation à l’accourchement ou d’accompagnement de la femme enceinte, comme à la maternité du CHL.

L’haptonomie

L’haptonomie, du grec hapsis / haptein (le touché, le lien) et nomos (la règle), est la science de l’affectivité et des rapports humains. Elle est ainsi une méthode de préparation à l’accouchement très appréciée des futurs parents.

Ces séances sont à destination des deux parents, dès la 20e semaine de grossesse. Elle permet établir une communication rassurante entre l’enfant et les futurs parents.

L’hypnose

Des séances d’hypnose peuvent être proposées aux femmes enceintes. Elles offrent un accompagnement destiné à arrêter de fumer, réduire le stress de l’accouchement, augmenter le confort de vie en réduisant les maux de la grossesse ou encore initier le changement de position du bébé.

Sport

Être enceinte ne signifie pas arrêter toute activité physique. Les femmes enceintes peuvent ainsi suivre des cours prénataux de yoga, de gymnastique ou encore d’aquagym. Renseignez-vous auprès des clubs de sport.

Projet de naissance et comment le préparer?

Le projet de naissance est un document dans lequel les parents expriment leurs souhaits relatifs à l’accouchement. Tous les aspects de l’accouchement peuvent y être évoqués, des gestes médicaux aux positions.

Il est aussi l’occasion de dialoguer avec l’équipe médicale.

Rédiger un projet de naissance nécessite du temps. Dans un premier temps, il est nécessaire de s’informer sur le processus de l’accouchement, mais aussi de cerner ses craintes et attentes.

Avant de se lancer dans sa conception, il est conseillé d’en discuter avec l’équipe médicale : qu’il s’agisse de la sage-femme ou du gynécologue obstétricien. L’idée est d’accorder au mieux la volonté des parents avec les possibilités du corps médical.

Le projet peut être écrit ou non.

Préparer sa valise pour la maternité

La valise pour l’accouchement

À l’approche du grand jour, il est temps de préparer une valise pour votre séjour en salle de naissance. L’idée est de pouvoir en disposer rapidement en cas de départ précipité à la maternité.

Quelques conseils pour bien préparer son sac :

Pour la maman :

  • Un grand t-shirt ou une chemise de nuit,
  • Une robe de chambre,
  • Une paire de chaussons,
  • Un slip bien large,
  • Un drap de bain,
  • Un gant de toilette,
  • Un brumisateur d’eau minérale,
  • Des mouchoirs en papier,
  • Un baume à lèvres,
  • Le dossier médical et administratif comprenant :
    • La carte d’identité ou le passeport,
    • La carte de sécurité sociale,
    • La carte de groupe sanguin,
    • Le carnet de grossesse.

Pour le bébé :

  • Un body,
  • Un pyjama,
  • Des chaussettes,
  • Un bonnet. 

La maman peut également ajouter de quoi se détendre (lecture, musique…), ainsi qu’un appareil photo pour immortaliser la naissance.

La valise pour le séjour à la maternité

La valise de la jeune maman

  • Une chemise de nuit ou un pyjama facile à ouvrir,
  • Des habits confortables,
  • De grands slips ou slips jetables,
  • Une serviette de toilette,
  • Un gant de toilette,
  • Une trousse de toilette et éventuellement à maquillage,
  • Des serviettes hygiéniques,
  • Si la maman souhaite allaiter
    • Deux soutiens-gorge d’allaitement (à prendre une taille au-dessus),
    • Des compresses d’allaitement,
    • Un coussin d’allaitement.

La valise du nouveau-né

  • 5 ou 6 brassières de coton ou bodies,
  • 5 grenouillères,
  • 3 pyjamas,
  • 2 gilets de laine,
  • Des chaussettes,
  • Un bonnet,
  • Un lange de coton,
  • 2 bavoirs,
  • Quelques couches (bien que la plupart des maternités en fournissent),
  • Un doudou,
  • Une sortie de bain,
  • Un nid d’ange pour la sortie de la maternité. [/bs_list]

Conseils : Optez pour un mix entre des vêtements taille naissance (50 cm) et taille 1 mois (54 cm) et privilégiez les bodies croisés pour ne pas avoir à passer le vêtement par la tête du bébé les premiers jours. En cas d’accouchement par césarienne, il est conseillé de prendre deux tenues de plus pour le bébé.

Quand partir à la maternité ?

Ce n’est plus qu’une question de jours avant l’arrivée du bébé. Mais quand faut-il partir à la maternité ?

Il existe plusieurs signes à prendre en compte.

La perte du bouchon muqueux

La perte du bouchon muqueux peut être un signe avant-coureur du début du travail.

Pendant la grossesse, le bouchon muqueux sert de « barrière », destinée à empêcher les microbes de pénétrer à l’intérieur du col de l’utérus. Son expulsion peut intervenir quelques jours ou quelques heures avant l’accouchement. Pas de panique donc ! En l’absence de contractions ou de la perte des eaux, il est inutile de se rendre à la maternité dans l’immédiat.

S’il annonce l’arrivée prochaine du bébé, certaines femmes ne se rendent pas compte de la perte de leur bouchon muqueux. Pas d’inquiétude donc si vous ne remarquez pas cette étape.

Les premières contractions

Au cours de la grossesse, la maman peut ressentir des contractions. Mais attention, celles-ci ne sont pas forcément le signe de l’accouchement ! On parle alors de « faux travail ». La plupart du temps, ces contractions ne deviennent ni plus intenses, ni plus régulières et disparaissent généralement assez rapidement.

Les « vraies » contractions sont, elles, plus intenses. Celles-ci évoluent, au fur et à mesure du travail, en intensité et en régularité.

Le travail dure cependant quelques heures. Il faut compter entre 8h et 14h pour un premier enfant, moins pour les femmes multipares. Il est conseillé de se relaxer : musique, exercices de respiration, bain chaud… Lorsque les contractions se rapprochent (entre 5 et 10 minutes), il est temps de partir pour la maternité.

Comment chronométrer des contractions ?

Pour chronométrer des contractions, il faut mesurer le temps écoulé entre le début d’une contraction et la suivante. Il est conseillé de noter leur fréquence. Ces informations permettront au corps médical d’évaluer l’avancement du travail.

La perte des eaux

La perte des eaux est le signe le plus évocateur. La rupture de la poche des eaux entraîne la perte du liquide amniotique. Le bébé n’est par conséquent plus protégé. Il est donc grand temps de partir à la maternité, même si vous n’avez pas de contraction.

Si toutefois le travail ne commence pas au bout de quelques heures, l’accouchement devra être déclenché afin de préserver la santé du nourrisson.

Autres signes

D’autres signes doivent vous alerter :

  • La diminution des mouvements fœtaux, autrement dit, le bébé semble beaucoup moins bouger,
  • Des saignements vaginaux importants,
  • De forts maux de tête, des douleurs anormales, de la fièvre, des vertiges ou malaises.

Si ces symptômes surviennent, il est conseillé de se rendre à la maternité. En cas de doute, les parents peuvent contacter une sage-femme.

Les 4 étapes de l’accouchement

Ça y est, le travail a commencé. Une fois arrivée à la maternité, l’équipe médicale prend en charge la maman. Mais comment se passe concrètement l’accouchement ?

Étape 1 : l’examen et le monitoring

À son arrivée à la maternité, la maman est directement dirigée en salle de soins. La sage-femme effectue alors un examen clinique complet : prise de tension et de température, palpation de l’abdomen, toucher vaginal… L’objectif est de vérifier l’examen du travail et l’état de santé de la maman.

Un monitoring est ensuite installé afin de contrôler le rythme cardiaque du bébé ainsi que l’intensité des contractions.

Étape 2 : l’installation en salle de repos… ou de naissance

Si le travail n’en est qu’à son début, la maman est installée dans une chambre ou dans une salle de repos. Une sage-femme viendra vérifier, toutes les heures environ, la progression du travail. À partir de ce moment, il est préférable de s’abstenir de manger et boire afin de pouvoir subir, en cas de besoin, une anesthésie générale.

Une fois le travail bien avancé, la future maman est installée en salle de naissance. Une perfusion lui est alors directement posée par une sage-femme ou infirmière. En général, ce cathéter en intraveineuse diffuse un sérum glucosé qui aide à soutenir l’effort prolongé tout au long de l’accouchement. Il permet également d’intervenir rapidement si une injection de médicaments ou une transfusion sanguine s’avèrent nécessaires.

Si vous le souhaitez, vous pouvez demander une péridurale afin de soulager la douleur des contractions. Attention à ne pas la demander trop tard, car elle risquerait de ne pas avoir le temps d’agir ou d’être difficile à poser.

Étape 3 : l’arrivée du bébé

Lorsque la dilatation du col est complète (soit de 10 cm), l’accouchement commence. Une sage-femme guide la maman jusqu’à l’arrivée du bébé. Les parents découvrent alors leur enfant et le cordon ombilical est coupé.

Étape 4 : les premiers soins au bébé

Après avoir poussé son premier cri, le nouveau-né est emmené par la sage-femme pour recevoir ses premiers soins.

Le nourrisson est ainsi examiné sous toutes les coutures : poids, taille, respiration, tonus musculaire, réactivité à la stimulation, coloration…

Une fois l’examen terminé, le bébé regagne la chambre de la maman.

Le suivi médical de la jeune maman continue après l’accouchement.

Déclarer la naissance de votre nouveau né

La visite postnatale à domicile

Après l’accouchement, les sages-femmes libérales restent à disposition des jeunes mamans afin de les épauler.

Si la maman quitte la maternité au plus tard quatre jours après son accouchement, une sage-femme libérale peut venir à domicile jusqu’au dixième jour de l’enfant, selon les besoins et les disponibilités de la maman. Ces visites sont prises en charge par les caisses de maladie.

Au-delà du 10e jour – ou si le retour à la maison de la maman s’effectue après quatre jours passés en maternité – seule une consultation par une sage-femme est remboursée.

En cas de problème, une sage-femme peut toujours intervenir. Une ordonnance médicale est toutefois nécessaire.

Certaines sages-femmes libérales proposent également des consultations privées d’aide à l’allaitement, de massages pour bébé…

À noter, le jour de la naissance de l’enfant compte comme « jour zéro ».

La visite chez le gynécologue

Une visite chez le gynécologue est à prévoir six à huit semaines après l’accouchement.

L’objectif de cette consultation est de vérifier l’état de santé de la jeune maman. Le gynécologue pose ainsi plusieurs questions, comme l’allaitement, le retour de couches, les douleurs… Il poursuit ensuite par un examen gynécologique afin de vérifier la tonicité du périnée, l’état des seins ou encore la bonne cicatrisation en cas d’épisiotomie ou de déchirure périnéale.

Le gynécologue peut également prescrire à la jeune maman, si nécessaire, des séances de rééducation du périnée chez un kinésithérapeute.

Vous êtes enceinte ? Tout savoir sur les congés maternité et parentaux

Vous avez accouché ? Quel mode de garde pour votre bébé ?