Regroupement familial LuxembourgAu Luxembourg,  le regroupement familial est décliné différemment en fonction du statut de la personne autorisée à résider sur le territoire luxembourgeois ou « migrant » principal, auquel les différents membres de la famille vont se rattacher.

Différents cas de figure se présentent si le « migrant » principal est citoyen issu d’un pays européen ou ressortissant d’un pays tiers.

La vie familiale est un droit que l’on retrouve dans l’article 8 de la Convention Européenne des droits de l’homme.  Le Luxembourg applique la politique européenne comme un grand nombre de pays européens.

Citoyens de l’Union Européenne

Les membres de la famille sont autorisés à rejoindre le « migrant » principal, si le « migrant » principal est un citoyen de l’Union européenne. Les membres de la famille sont nommément :

  • Le conjoint ou le partenaire enregistré
  • Le partenaire en union libre (relation durable dûment attestée, cohabitation d’au moins 1 an avant la demande et/ ou enfant en commun et dont ils ont l’autorité parentale)
  • Les enfants du citoyen de l’UE ou de son conjoint/ partenaire de moins de 21 ans ou à charge
  • Les ascendants directs du citoyen de l’UE ou de son conjoint/ partenaire à charge
  • Tout autre membre de la famille qui dans le pays de provenance était à charge ou faisait partie du ménage, et/ou dont le citoyen doit impérativement et personnellement d’occuper en raison de son état de santé.

Citoyens ressortissants d’un pays tiers, autre que l’UE

Les membres de la famille autorisés à rejoindre le « migrant » principal, si le « migrant » principal est un citoyen ressortissant de pays tiers sont :

  • Le conjoint ou le partenaire enregistré de plus de 18 ans
  • Les enfants du « migrant » principal ou de son conjoint/ partenaire de moins de 18 ans ou à charge

Le Ministre peut autoriser également (mais ce n’est pas un droit comme pour les deux premières catégories) :

  • Les ascendants (mère et père) du regroupant ou de son conjoint ou partenaire, lorsqu’ils sont à sa charge et privés du soutien familial nécessaire dans leur pays d’origine
  • Les enfants majeurs célibataires du regroupant ou de son conjoint ou partenaire, lorsqu’ils sont objectivement dans l’incapacité de subvenir à leurs propres besoins en raison de leur état de santé

Si le « migrant » principal est un ressortissant de pays tiers à l’Union Européenne, le délai d’attente avant de pouvoir obtenir le regroupement familial avec sa famille dépend de son statut personnel.

Pour un « migrant » titulaire d’un Titre de séjour « salarié », le délai d’attente sera de 1 an, alors que pour le hautement qualifié, à savoir le titulaire d’un Titre de séjour « Carte bleue européenne » le regroupement familial est directement autorisé.